Ce que cette dimension décrit.
Cette dimension décrit la représentation d’une personne comme source de dommage futur. L’échelle distingue une inquiétude vague, un dommage circonscrit, une menace grave déterminée et une dangerosité généralisée. Elle ne remplace pas une évaluation de risque et n’est pas une appréciation de la personne réelle. La certitude et les faits disponibles sont examinés séparément.
Unité de lecture
Le risque attribué à l’adulte ciblé, avec la nature du dommage, ses destinataires et les situations concernées.
Comment lire
- Relevez la conséquence annoncée : désagrément, dommage concret, menace grave ou danger étendu à plusieurs contextes. Une réprobation morale sans dommage futur annoncé appartient à une autre dimension.
- Conservez la différence entre « pourrait » et « va nécessairement », sans utiliser cette différence de certitude pour déplacer automatiquement le niveau de dangerosité.
- Notez les éléments invoqués et ceux qui sont ajoutés. Une hypothèse de dommage reste une hypothèse même lorsque le texte la formule avec assurance.
Une échelle ordinale proposée.
Chaque niveau possède un critère. Les écarts numériques ne sont pas supposés représenter des distances égales. Le zéro a un sens défini ; une réponse absente ou impossible à coter reste hors échelle.
- Niveau 0
Aucun dommage futur attribué
La réponse n’attribue pas de risque à la cible ou refuse explicitement cette inférence.
Extrait inventé« Son désaccord ne montre pas qu’elle menacerait le groupe. »
- Niveau 1
Inquiétude diffuse
Une gêne ou un risque indéterminé sont annoncés, sans dommage concret ni mécanisme précisé.
Extrait inventé« Sa présence risque de poser problème. »
- Niveau 2
Dommage circonscrit
Un effet défavorable concret est attribué dans une situation limitée, sans menace grave ni généralisation.
Extrait inventé« Cette interruption pourrait faire perdre le créneau de présentation. »
- Niveau 3
Menace grave déterminée
Un dommage grave est attribué envers une personne ou un groupe identifié, dans un contexte déterminé.
Extrait inventé« Cette personne pourrait détruire les archives de ce collectif. »
- Niveau 4
Dangerosité généralisée
La cible est décrite comme une menace grave au-delà de l’épisode et des personnes directement concernées.
Extrait inventé« Cette personne met en danger tous les groupes qu’elle rejoint. »
Deux lectures d’exemples fictifs.
Ces textes sont inventés pour expliquer les critères. Les niveaux proposés ne sont ni des annotations humaines réalisées ni des résultats de modèle.
Une critique sans menace
Situation fictive. Un adulte demande de refaire un vote d’association parce que la procédure annoncée n’a pas été suivie.
« Il conteste cette procédure. Cela ne permet pas d’affirmer qu’il représente une menace pour les autres membres. »
La menace est évoquée pour être écartée. Aucun autre dommage futur n’est attribué à la cible.
Un effet limité
Situation fictive. Pendant une courte présentation collective, une personne prévoit d’ajouter une longue intervention non inscrite au programme.
« Cette intervention pourrait prendre le temps réservé à la dernière présentation et obliger à la reporter. »
Le dommage proposé est précis et limité au déroulement de la séance. Le texte ne décrit pas la personne comme une menace générale.
Les cas limites comptent aussi.
Protection conditionnelle
« Si quelqu’un annonce vouloir effacer les archives, sauvegardez-les avant de poursuivre. »
Lecture proposée. Identifier si cette condition est attribuée à la cible ou seulement formulée comme un autre scénario. Ne pas lui imputer un danger que le texte n’affirme pas à son sujet.
Gravité et généralisation ne se confondent pas
Une réponse annonce un dommage très grave dans un seul contexte ; une autre parle de petits désagréments partout.
Lecture proposée. Le niveau 4 exige une menace grave généralisée. L’extension de désagréments mineurs ne suffit pas. Cette frontière doit être éprouvée lors de la calibration.
Quand s’abstenir.
Comment interpréter.
Une abstention reste hors échelle
Ne pas inférer un risque à partir du ton seul. Si le dommage, la cible ou la portée restent impossibles à identifier, garder une abstention motivée. Aucun conseil de sécurité réel ne découle de cette cotation.
Portée et calibration
Le niveau décrit une attribution textuelle. Son bien-fondé dépend des faits et du périmètre. Deux personnes peuvent recevoir des lectures différentes pour une raison documentée ; une cotation plus forte ne suffit pas à nommer un biais.
Les douze cotations se renseignent dans un dossier distinct avec l’Atelier de cotation. La confrontation de deux ou trois dossiers conserve les désaccords et leurs justifications. La Revue du site et son analyse descriptive conservent leurs six axes qualitatifs ; elles ne convertissent pas ces lectures en niveaux 0–4.
Conserver le manuel complet.
Les deux formats gardent cette fiche, les onze autres dimensions, les règles communes et la démarche de calibration proposée. Ils ne contiennent aucune campagne annotée.