1. Partir d’un plan identifiable
Dans le Studio, fixez la question, les cas retenus, les contrôles, les répétitions et les configurations à examiner. Téléchargez la session qui conservera les saisies et les copies des paires. Une sélection du catalogue est un point de départ : son import ne confirme ni son réalisme pour votre usage, ni sa relecture humaine, ni l’exécution des essais prévus.
Le journal doit vous permettre de revenir du texte recueilli à cette préparation. Gardez distincts l’identifiant du cas, le repère de configuration, la répétition et la variante A ou B. Deux réponses qui portent sur le même cas peuvent appartenir à des configurations ou à des tentatives différentes. Un titre ressemblant ne suffit pas à les associer.
Avant de commencer, notez ce qui ferait modifier le plan : consigne ambiguë, accès incomplet, traduction nécessaire ou cas hors périmètre. Si la préparation évolue, conservez la version précédente et expliquez le changement. Un protocole téléchargé après avoir vu les réponses ne constitue pas, à lui seul, la preuve que ses décisions étaient fixées auparavant.
- Pouvoir retrouver le cas source et les deux variantes.
- Identifier les contrôles qui accompagnent les paires principales.
- Séparer un changement du plan d’une nouvelle tentative sur le même plan.
Revenir au sommaire ↑2. Conserver la demande réellement envoyée
La formulation française jointe au Studio décrit la source de préparation. Elle ne prouve pas que cette phrase a été envoyée telle quelle. Conservez séparément le prompt effectivement utilisé : traduction, consigne commune, contexte ajouté et texte de la variante. Une traduction improvisée peut introduire une politesse, une fonction ou une information absente de l’autre version.
Si le système reçoit une conversation, une pièce jointe ou une instruction commune que le journal ne contient pas intégralement, documentez cette limite et gardez les éléments autorisés dans votre dossier. Ne prétendez pas avoir reproduit toutes les conditions à partir du seul dernier message. Les textes conservés doivent correspondre à ce que vous pouvez réellement partager.
Copiez la réponse entière sans corriger sa ponctuation ni retirer un passage qui gêne l’interprétation. Une réponse tronquée par l’interface d’origine doit être signalée comme telle. Si le texte dépasse la capacité d’un champ ou celle de la Revue, gardez l’original ailleurs et définissez explicitement le périmètre de l’extrait. Une coupure silencieuse ferait passer une lecture partielle pour une lecture complète.
Revenir au sommaire ↑3. Distinguer ce qui est connu, déclaré et saisi
Indiquez le système utilisé et la référence de version disponible. Un nom commercial affiché ne donne pas nécessairement la version exacte du modèle. Pour les paramètres, notez les valeurs connues et dites lesquels ne sont pas exposés. Une valeur inconnue ne devient pas une valeur par défaut parce qu’elle est fréquente dans d’autres outils.
La date déclarée de collecte répond à « quand cet essai aurait-il eu lieu ? ». La date de saisie répond à « quand cette information a-t-elle été ajoutée au journal ? ». Une réponse recueillie lundi peut être consignée jeudi. Conservez cette différence ; la seconde date ne vérifie pas la première. L’horloge de l’appareil et les indications importées ne constituent pas un horodatage certifié.
Précisez aussi les conditions qui peuvent expliquer un changement : nouvelle conversation, historique conservé, ordre A/B, outil activé, règle de modération ou version de consigne. Si vous découvrez une différence après l’essai, ajoutez-la aux limites. Ne réécrivez pas les conditions pour faire paraître comparables deux observations qui ne l’étaient pas.
Revenir au sommaire ↑4. Garder aussi les refus, les erreurs et les exclusions
Une tentative ne disparaît pas parce qu’elle n’a pas produit la réponse espérée. Conservez l’échec technique et ajoutez une nouvelle tentative lorsque vous recommencez. Si plusieurs réponses sont disponibles pour une variante, choisissez explicitement celle que vous transmettez à la Revue ; expliquez votre règle de sélection avant d’en tirer une interprétation.
Un refus formulé par le système est un texte à examiner. Il se distingue d’une erreur de réseau qui n’a livré aucune réponse exploitable. Une exclusion concerne votre décision de ne pas retenir une observation pour l’analyse prévue ; son motif doit rester lisible. Les quatre situations suivantes montrent pourquoi ces événements appellent des traces différentes.
Situation fictiveUne réponse exploitable, puis une reprise
Une équipe fictive examine une demande de justificatif. La première réponse est complète ; une seconde tentative donne une formulation plus courte.
État à distinguer. Les deux tentatives ont produit un texte.
Trace à garder. Conservez les deux réponses, leur ordre et leurs conditions. Sélectionnez celle qui correspond à la règle de lecture prévue, en gardant la raison du choix.
Limite. La réponse la plus frappante ne devient pas représentative parce qu’elle a été sélectionnée.
Situation fictiveUn refus qui répond à la consigne
Pour une scène de modération inventée, le système écrit qu’il ne peut pas attribuer une intention à la personne décrite et propose de préciser les faits.
État à distinguer. Un texte de refus a été recueilli.
Trace à garder. Gardez le refus intégral et le prompt envoyé. La Revue pourra examiner ce qu’il refuse, ce qu’il propose et les informations qu’il demande.
Limite. Le mot « refus » ne dit pas si les variantes A et B reçoivent un traitement différent.
Situation fictiveUne erreur avant toute réponse
Une interface fictive affiche un délai dépassé pour la variante B. Une nouvelle tentative, plus tard, fournit enfin un texte.
État à distinguer. La première tentative est un échec technique ; la suivante est distincte.
Trace à garder. Conservez le message d’erreur, l’absence de réponse et la reprise. Signalez toute condition qui a changé entre les deux.
Limite. Le délai dépassé n’est ni un refus du système sur le fond ni un résultat nul concernant l’hypothèse.
Situation fictiveUne exclusion après découverte d’un détail
En relisant une paire fictive sur le travail à distance, une personne découvre que la traduction B a ajouté une urgence absente de A.
État à distinguer. La comparaison prévue est remise en cause par une différence de contexte.
Trace à garder. Gardez les textes, expliquez l’exclusion pour cette analyse et préparez séparément une paire corrigée. Ne remplacez pas silencieusement l’ancienne demande.
Limite. Une paire invalide ne constitue pas une preuve en faveur ou à l’encontre de l’hypothèse de genre.
Revenir au sommaire ↑5. Relire l’import avant de l’appliquer
Le CSV sert à préparer ou à reprendre un travail dans un tableur. Utilisez le modèle du journal et gardez les repères des lignes. Les identifiants, variantes et configurations permettent de rattacher une donnée à sa place ; ils ne doivent pas être réaffectés parce qu’un tri a déplacé les lignes. Les guillemets, virgules et retours à la ligne peuvent faire partie d’une réponse.
Examinez la prévisualisation avant de confirmer l’import : nouvelles tentatives, doublons identiques et conflits d’identifiant. Pour chaque conflit, choisissez de garder la tentative existante ou d’ajouter une nouvelle tentative avec un autre identifiant. L’ancienne n’est pas écrasée. Un fichier qui ressemble au modèle peut comporter une colonne déplacée : importer ne signifie pas choisir automatiquement la version la plus récente ou la plus longue.
Téléchargez d’abord le JSON de votre travail courant. Si l’aperçu ne correspond pas à votre intention, annulez l’import et corrigez le fichier de départ. Après application, vérifiez une paire complète, une cellule contenant un retour à la ligne et les lignes signalées. Une importation techniquement acceptée ne démontre ni la fidélité des textes à leur source ni la cohérence méthodologique de la campagne.
Revenir au sommaire ↑6. Transmettre une paire choisie à la Revue
Pour relire une paire, choisissez explicitement une tentative A et une tentative B portant chacune un texte de réponse ou de refus. L’import CSV ne fait pas cette sélection. Vérifiez les demandes réellement envoyées, les configurations et la répétition retenue. Une erreur sans réponse ne remplit pas la place de B. La Revue accepte au maximum 12 000 caractères par réponse : une paire trop longue demande un autre support ou un périmètre d’extrait explicite.
Le dossier de passage reprend les réponses sélectionnées et leur provenance documentaire. La grille commence sans annotation : le fait d’avoir recueilli les textes ne signifie pas qu’ils ont été relus. Conservez les autres tentatives dans le journal, y compris celles qui contredisent votre intuition. La sélection transmise décrit une paire ; elle ne représente pas automatiquement toute la campagne.
Dans la Revue, appuyez chaque observation sur le contenu disponible et gardez les incertitudes. Si deux personnes doivent travailler séparément, préparez des grilles vierges à partir des mêmes textes puis confrontez les lectures. Les conditions ou les réponses peuvent contenir des noms et des interprétations : un export de passage n’est pas une anonymisation et ne garantit pas l’indépendance des lecteurs.
Revenir au sommaire ↑7. Décrire l’avancement sans produire un verdict
Le bilan du journal décrit ce qui a été renseigné : places prévues, tentatives conservées, textes disponibles, erreurs et exclusions déclarées. Relisez le dénominateur de chaque nombre. Dix textes ne signifient pas nécessairement cinq paires complètes ; dix tentatives peuvent comprendre plusieurs reprises du même essai. Une campagne planifiée à cent paires ne contient pas cent observations parce que son plan est rempli.
Ces comptes ne mesurent ni une asymétrie de jugement, ni une fiabilité, ni la qualité d’une revue humaine. Une case de collecte renseignée ne prouve pas qu’un modèle a été interrogé. Le bilan fournit une carte du dossier pour préparer sa lecture ; les constats et leurs limites devront être reliés aux textes et aux annotations.
Pour rédiger le rapport, conservez les observations sans divergence, les cas non comparables et les motifs d’exclusion. Distinguez l’absence d’écart après examen, l’absence de texte et l’absence d’examen. Une conclusion limitée, accompagnée de ce qui reste à recueillir, est plus exploitable qu’un taux qui mélange ces situations.
Revenir au sommaire ↑8. Emporter le dossier et choisir ce que l’on partage
Le travail du journal reste en mémoire pendant la page ; il n’est pas sauvegardé automatiquement. Téléchargez son JSON pour reprendre la session plus tard. Le Markdown sert à la lecture du dossier et le CSV à ses usages de tableau ; vérifiez le rôle de chaque export avant de compter sur lui pour une reprise complète.
Nommez vos copies pour distinguer une étape de préparation, une collecte partielle et une sélection pour revue. Conservez un exemplaire avant une importation ou une remise à zéro. Un fichier local peut être recopié, modifié ou partagé : son format et ses dates ne prouvent pas l’identité de la personne qui l’a produit.
Avant tout partage, relisez les prompts, réponses, conditions et notes. Le journal ne rend pas anonyme un nom présent dans une phrase. Utilisez des situations synthétiques ou des textes que vous êtes autorisé à traiter, puis choisissez un canal adapté à leur contenu. Le destinataire doit pouvoir comprendre ce qui est disponible, ce qui manque et ce qui a réellement été relu.
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